Que ferait le Bl. La Vierge dit à l'Église qu'elle est Église ?

(Pentecôte, Jean RESTOUT II, ​​1732)

Que dirait la Sainte Vierge à l’Église sur le fait d’être Église ?
par l'évêque élu Robert Christian, OP

Le pape François a décrété que désormais le lundi après la Pentecôte serait célébré comme la fête de Marie, Mère de l'Église. Cette insertion dans le calendrier liturgique rappellera aux fidèles que l'Esprit Saint est descendu à la fois sur les apôtres et sur Marie. A la Pentecôte, les textes liturgiques mettent l'accent sur la prédication des apôtres. En la fête de Marie, Mère de l'Église, nous pouvons voir le concept de la maternité de Marie s'étendre à tout le Corps mystique du Christ.

Lorsqu'elle fut pour la première fois éclipsée par le Saint-Esprit, Marie accepta le message de l'archange Gabriel et conçut le Fils du Très-Haut. Dans cette seconde descente du Saint-Esprit, le « Oui » initial de Marie à Gabriel atteint sa pleine signification : Marie serait la Mère non seulement du Christ, fruit de ses entrailles, mais aussi de tous ceux qui sont devenus membres du Corps du Christ, le Église, par le baptême.

Puisque Marie est le membre le plus exalté du Corps mystique, parfois comparée au « cou » du Corps, canalisant les grâces du Christ, Tête du Corps, vers les autres membres, il est intéressant de se demander ce que Marie dirait à l'Église, puisque évidemment, ce qu'elle dit ne serait motivé que par l'amour pur.

Le souci maternel de Marie est avant tout que la vie éternelle dont elle jouit, grâce aux mérites de son Fils, soit appréciée par tous ceux qui partagent la vie du Christ par le Baptême. Puisque, dans le Baptême, on participe aux fonctions sacerdotales, prophétiques et pastorales du Christ, Marie veut que nous utilisions ce don pour édifier le corps du Christ et, ce faisant, pour devenir nous-mêmes de véritables « autres Christs » qui le connaîtront un jour parce que nous sera comme Lui.

Si elle nous parlait, elle pourrait alors parler comme elle le fait dans les lieux où ses apparitions ont engendré des dévotions approuvées par l'Église. Là, elle a parlé de la nécessité de la mortification, de la prière et de la consécration. La mortification prend différentes formes, mais elle implique toujours la mort des attachements qui peuvent nous éloigner de notre véritable bien. La prière implique d'écouter et de parler à Dieu. Marie, qui a dit aux serviteurs de Cana de faire ce que Jésus leur disait de faire, nous demanderait la même chose. La consécration signifie placer tout le projet de notre vie sous la bannière du Seigneur ressuscité, en cherchant à faire avant tout ce qui nous conduit au ciel, et en évitant de considérer les choses passagères de cette vie comme celles qui donnent à cette vie son sens ultime.

Que dirait Marie à l’Église sur la façon d’être Église ? En désignant son Fils, elle pourrait dire : « Aimez-le si complètement que vous n’en comptez pas le prix. Aimez-le si intensément que vous priez sans cesse. Aimez-le si entièrement que rien d’autre n’a autant d’importance. Alors, comme lui, servez ceux pour qui il a donné sa vie.

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